Soixante-six ans après l'indépendance de la République démocratique du Congo, l'héritage du 30 juin 1960 est au cœur des réflexions. Si la souveraineté politique est l'acquis le plus visible, de nombreux acteurs estiment que le véritable héritage réside dans la capacité à transformer cette indépendance en développement et en cohésion nationale. Pour Solèy Ilunga, chercheur en relations internationales, cette indépendance est une « promesse souveraine » encore inaccomplie. Il appelle à passer d'une « mémoire passive à une conscience agissante », notamment en valorisant les ressources minières à travers une culture de la valeur ajoutée et en s'appuyant sur les langues nationales et les savoirs traditionnels comme « code source » du développement.