Le mardi 9 juin 2026, des accompagnants d'élèves en situation de handicap (AESH) ont manifesté à Montpellier et partout en France, à l'appel de l'intersyndicale. Sandrine Brunie, AESH depuis 2006, dénonce une précarité persistante malgré vingt ans d'expérience, percevant seulement 960 euros par mois pour 24 heures de travail hebdomadaires. Cette situation l'oblige à cumuler un second emploi de formatrice vacataire. Les grévistes s'opposent à la réforme des pôles d'appui à la scolarité (PAS), craignant qu'elle ne bénéficie qu'à 10 à 20 % du personnel via un concours, laissant la majorité sans statut stable. Représentant le deuxième corps de l'Éducation nationale avec 140 000 salariés, les AESH exigent un salaire décent, une formation adaptée et une véritable fonctionnarisation pour garantir la qualité de l'inclusion scolaire.