L'accord de libre-échange entre l'Union européenne et l'Australie, signé le mardi 24 mars à Canberra par Ursula von der Leyen, suscite des réactions mitigées dans le monde agricole. Tandis que les éleveurs bovins, ovins et les producteurs de sucre s'inquiètent d'une concurrence déloyale, la filière viticole, confrontée à une baisse de la consommation et à la fermeture de marchés, voit dans cet accord une opportunité de développement. Bernard Farges, président des interprofessions des vins, se montre favorable, soulignant que les accords commerciaux n'ont jamais été défavorables à sa filière, tout en insistant sur la nécessité de ne pas pénaliser d'autres secteurs. L'accord prévoit la protection de plus de 200 appellations européennes et la suppression des droits de douane sur les exportations de boissons alcoolisées vers l'Australie, actuellement taxées à 5%.