Affaire de Sonko au parlement : le Conseil constitutionnel a choisi «une échappatoire commode» (Ibrahima Dème, magistrat) 19.06.2026

Le 17 juin 2026, le Conseil constitutionnel sénégalais a déclaré son incompétence dans l'affaire concernant la réintégration de M. Ousmane Sonko en tant que député, une décision qui contraste avec son "audace" du 15 février 2024 face à une crise institutionnelle. Les requérants avaient invoqué la qualité de juge de la régularité des élections et de gardien de la Constitution, mais le Conseil s'est limité à la compétence électorale, considérant que la décision attaquée était postérieure aux élections législatives de novembre 2024. Cette approche est critiquée par le magistrat Ibrahima Dème, qui estime que le Conseil a éludé un problème constitutionnel fondamental relatif à la séparation des pouvoirs et au fonctionnement des institutions, préférant une "échappatoire commode" par une solution procédurale plutôt que substantielle, rompant ainsi avec sa jurisprudence précédente affirmant son rôle régulateur.















