Fatih Birol, directeur de l'Agence internationale de l'énergie (AIE), a tiré la sonnette d'alarme sur une crise énergétique mondiale potentiellement la pire depuis des décennies, exacerbée par la guerre au Moyen-Orient. Il a comparé la situation actuelle à la combinaison de deux crises pétrolières majeures des années 1970 et à un effondrement du marché du gaz, citant une perte de 11 millions de barils par jour, dépassant les 10 millions de barils perdus lors des crises précédentes. Birol a souligné que 40 infrastructures énergétiques au Moyen-Orient sont gravement endommagées, affectant neuf pays, et a averti qu'aucun pays ne sera épargné si la situation perdure, appelant à une action mondiale coordonnée pour contrer cette menace majeure pour l'économie mondiale.