Le ministre des Transports, Philippe Tabarot, a déclaré ce vendredi que l'avion d'Air France affrété pour rapatrier des Français des Émirats arabes unis, qui a dû faire demi-tour en raison de tirs dans la zone, n'était pas directement ciblé par des missiles. Il a précisé que le pilote a pris une mesure de précaution en se posant au Caire, car les conditions de sécurité maximales n'étaient pas réunies, bien que l'avion soit vide à l'exception de l'équipage. Cet incident, une première pour un avion français depuis le début de la guerre au Moyen-Orient, ne mettra pas fin aux vols de rapatriement, qui continueront "d'une manière ou d'une autre", avec des décisions prises au jour le jour, tout en priorisant la sécurité des 750 ressortissants déjà rapatriés et des quelque 5 000 autres souhaitant rentrer.