Merci Baya Medhaffar d’avoir enfin «ouvert les yeux» ! 19.06.2026

Onze ans après la sortie du film « À peine j’ouvre les yeux » de Leyla Bouzid, l'actrice Baya Medhaffar a publié un texte critique pour se dissocier de son personnage, Farah. À 19 ans, elle avait incarné l'espoir de la révolution tunisienne avec spontanéité, mais elle analyse aujourd'hui cette expérience comme une « erreur de jeunesse ». S'appuyant sur des théories décoloniales et les travaux d'Edward Saïd, elle dénonce le « white gaze » et l'instrumentalisation de son corps pour répondre aux fantasmes occidentaux. L'actrice affirme que le film a participé à une spoliation symbolique des classes populaires en transformant un soulèvement politique en récit d'apprentissage individuel. Ce revirement marque une volonté de réappropriation identitaire et lance un débat nécessaire sur la dépendance du cinéma tunisien envers les financements et la reconnaissance européenne.














