Le 29 janvier dernier, Thomas, un surveillant chef de 38 ans du Service pénitentiaire neuchâtelois, s'est suicidé, laissant son épouse et leurs trois enfants. Sa veuve témoigne publiquement pour dénoncer la crise profonde traversée par le service, particulièrement à la prison de La Chaux-de-Fonds, où son mari travaillait depuis douze ans. Nommé surveillant chef en novembre, Thomas a été propulsé dans ce poste à responsabilités en raison de départs massifs et de burn-out parmi ses collègues, exacerbés par des tensions avec la nouvelle direction nommée à l'été. Il se sentait dépassé, comme l'indique un message d'adieu où il attribue son geste à cette situation. Le Syndicat des services publics confirme le manque de formation et l'alerte lancée aux autorités cantonales dès octobre.