Une étude menée par deux chercheuses de l'université de Berkeley, Aruna Ranganathan et Xingqi Maggie Ye, sur 200 salariés d'une entreprise technologique pendant huit mois, révèle que l'intelligence artificielle (IA) complique le travail au lieu de le faciliter. L'adoption de l'IA a entraîné une charge de travail supplémentaire, les employés réinvestissant le temps libéré dans des tâches auparavant externalisées ou reportées, élargissant ainsi leur périmètre de responsabilités. L'IA brouille également les frontières avec le repos, les salariés empiétant sur leurs pauses pour formuler des requêtes, et favorise le multitâche, détournant leur attention. À long terme, cela conduit à la fatigue, à l'épuisement professionnel et à un sentiment croissant d'impossibilité de déconnexion, augmentant les exigences organisationnelles en matière de rapidité et de réactivité.