Une étude italienne récente a mis en lumière le mécanisme physiologique qui protège le cœur contre le cancer et les métastases, expliquant la rareté exceptionnelle de ces affections dans cet organe vital. Les cellules cardiaques, classifiées comme "post-mitotiques", ont perdu leur capacité de division, un processus clé où les mutations cancéreuses ont le plus de risques d'apparaître. Cette caractéristique, combinée à un faible taux de renouvellement cellulaire annuel (environ 1%), confère au cœur une résistance remarquable face au développement tumoral, un phénomène observé en France avec seulement une poignée de cas par an, soit mille fois moins que des cancers pourtant rares comme ceux de la vésicule biliaire.