"C'est pas pour nous": au Burkina Faso, le chef de la junte au pouvoir estime que le peuple doit "oublier" la démocratie 03.04.2026

Le capitaine Ibrahim Traoré, chef de la junte au pouvoir au Burkina Faso depuis le coup d'État de septembre 2022, a déclaré que le peuple burkinabè devait "oublier" la démocratie, affirmant que ce système politique n'était "pas pour nous". Cette déclaration intervient alors que la junte a adopté une charte permettant à Traoré de se présenter aux futures élections présidentielle, législatives et municipales, et de rester au pouvoir pendant cinq ans supplémentaires à compter de juillet 2024. Le régime militaire a déjà dissous la Commission électorale nationale indépendante en octobre 2025 et suspendu les activités des partis politiques en février dernier. Traoré a également abordé la situation de son prédécesseur, Paul Henri Sandaogo Damiba, accusé de corruption et de tentatives de putsch, et a nié les accusations d'exactions commises par l'armée burkinabè contre des civils, tout en mentionnant le soutien en équipement de la Russie.














