"C'est un dilemme douloureux" : les députés indécis peuvent-ils faire basculer le vote sur l'aide à mourir ? 22.06.2026

Alors que l'Assemblée nationale examine pour la troisième fois la proposition de loi sur l'aide à mourir, le vote final, prévu le 15 juillet, s'annonce plus serré que jamais. Après un premier vote favorable à 61% (305 pour, 199 contre, 57 abstentions), la majorité est tombée à 57% en février (299 pour, 226 contre, 37 abstentions). Une tendance qui inquiète les partisans du texte et réjouit ses opposants, pour qui "l'euthanasie, plus on en parle, moins on l'aime". Plusieurs députés témoignent de leur déchirement intérieur, comme Anne-Cécile Violland (Horizons), qui a basculé contre après avoir été favorable, évoquant la crainte de "personnes vulnérables" non protégées. D'autres, comme Daniel Labaronne (Renaissance), ont été "horrifiés" par des amendements visant à élargir les critères d'accès. Mais certains, à l'image de François Jolivet (Horizons), ont rallié le camp du "pour" après avoir mesuré "l'espoir" suscité chez leurs électeurs. L'abstentionniste Laurent Mazaury (UDI), lui, dit "cheminer avec des virages et des revirements" et promet de se décider "à la dernière minute". Le résultat du vote solennel est attendu le 30 juin, avant l'ultime scrutin du 15 juillet qui scellera le sort de cette réforme sociétale.














