Pour sa deuxième édition en France, la campagne « Mai en gris » vise à sensibiliser le public et les décideurs au cancer du cerveau, une maladie qui, selon Pauline Crucis, ambassadrice de l’Institut du cerveau, est « plus meurtrière que les accidents de la route » avec près de 6 000 nouveaux cas et 4 000 décès par an. Première cause de mortalité par cancer chez les enfants et les jeunes adultes, son incidence augmente depuis trente ans, mais le financement de la recherche reste insuffisant, dénonce-t-elle, évoquant un abandon politique. L’initiative, à l’image d’Octobre rose, utilise le symbole absurde du port d’un bonnet de laine en mai pour briser le silence autour de ces tumeurs redoutables.