Henri Malosse, ancien président du Comité économique et social européen, témoigne depuis Beyrouth des conséquences dévastatrices des bombardements israéliens du 8 avril, qui ont causé au moins 200 morts et des milliers de blessés. Il décrit une situation intenable avec des familles déplacées dans des écoles et des camps, et une population abattue malgré la poursuite d'une vie quasi normale. Malosse analyse ces frappes comme une tentative du gouvernement israélien de faire capoter un cessez-le-feu et un possible accord, visant également un déplacement de populations. Il souligne le rôle potentiel de la France pour établir une force d'interposition et appelle à ce que le Liban ne devienne pas un terrain de règlement de comptes.