L'armée israélienne mène une offensive dévastatrice dans le sud du Liban depuis le 1er mars, détruisant méthodiquement des villages entiers pour créer une "zone de défense" de 6% du territoire libanais, interdite à la population locale et en partie occupée. Cette stratégie, qui vise à raser des quartiers et des villes comme Khiam et Bint Jbeil, a entraîné le déplacement de plus d'un million de personnes selon l'ONU. Malgré une trêve conclue le 17 avril, les bombardements et les démolitions, notamment à l'aide de bulldozers, se poursuivent, touchant des infrastructures civiles. Israël affirme cibler les installations du Hezbollah, mais ces destructions massives, qui s'apparentent à des "crimes de guerre", rappellent les méthodes utilisées à Gaza et visent à imposer un traumatisme collectif et à "changer le visage du Moyen-Orient", selon le Premier ministre Benyamin Nétanyahou.