Depuis le vendredi 1er mai, une free party illégale réunit initialement plus de 20 000 personnes sur un terrain militaire près de Bourges, dans le Cher, et se poursuit lundi avec environ 5 000 participants, selon la préfecture. Cet événement a fortement perturbé les communes alentour, notamment Bengy-sur-Craon, où le maire Denis Durand déplore des désorganisations majeures : transports scolaires suspendus, salle des fêtes réquisitionnée, invasion de chiens errants et milliers de voitures mal stationnées. Les gendarmes, qui ont contrôlé 19 636 personnes et saisi 63 armes, préparent l'évacuation alors que l'armée doit reprendre ses essais sur le champ de tir, avec des détonations possibles. La dangerosité du site est avérée après la découverte d'un obus et d'éclats, pris en charge par le déminage. Malgré 3 578 procès-verbaux, 151 verbalisations pour stupéfiants et des dégradations, aucun incident grave n'est à déplorer, mais quatre personnes sont hospitalisées en urgence absolue sur 87 prises en charge.