Chili : le nouveau président d’extrême droite va gracier des policiers condamnés pour la répression de 2019 13.03.2026

Le nouveau président du Chili, José Antonio Kast, a annoncé jeudi, peu après son investiture, qu'il gracierait les policiers et militaires condamnés pour la répression des manifestations sociales de 2019. Ces manifestations, déclenchées par une hausse du prix des transports à Santiago en octobre 2019, avaient rapidement évolué vers des revendications plus larges contre les inégalités sociales, la corruption et pour de meilleurs services publics. La répression gouvernementale, incluant l'état d'urgence et le déploiement de l'armée, a entraîné au moins 30 morts, 2 500 blessés et 5 000 arrestations, avec de nombreuses plaintes pour tortures et traitements inhumains. Kast, un ultraconservateur nostalgique de Pinochet, avait promis pendant sa campagne de gracier ces agents, qu'il considère comme "persécutés".














