Cinq footballeuses iraniennes, considérées comme des "traîtresses" dans leur pays pour avoir refusé de chanter l'hymne national avant un match de la Coupe d'Asie, ont obtenu l'asile en Australie. Le ministre de l'Intérieur australien, Tony Burke, a annoncé mardi que les joueuses, dont la capitaine Zahra Ghanbari, avaient fui leur hôtel et étaient désormais en sécurité en Australie, ayant reçu des visas humanitaires après des discussions secrètes. Cette décision intervient dans un contexte de craintes de persécution à leur retour, amplifiées par des déclarations de présentateurs de télévision d'État et des appels à l'aide de personnalités comme Donald Trump et Reza Pahlavi. Les joueuses avaient manifesté leur refus de chanter l'hymne le 28 février, deux jours après le début des frappes américano-israéliennes, avant de le chanter lors des rencontres suivantes.