La nomination d'Amélie de Montchalin, actuelle ministre des Comptes publics, à la tête de la Cour des comptes, en remplacement de Pierre Moscovici, suscite des remous au sein de la haute fonction publique et parmi les oppositions. Cette décision, révélée par Le Figaro lors d'une cérémonie à l'Élysée où Emmanuel Macron décorait plusieurs personnalités, dont d'anciens ministres, est perçue par certains comme une manœuvre de pouvoir avant 2027. La promotion de Montchalin, diplômée d'HEC, intervient alors que d'autres postes clés de l'État, tels que ceux du Conseil d'État et de la Banque de France, sont également amenés à être renouvelés, alimentant les interrogations sur une possible stratégie de verrouillage de l'« État profond » par le président.