La ministre déléguée chargée du Numérique, Anne Le Hénanff, a récemment admis que l'enveloppe exceptionnelle de 200 millions d'euros débloquée par Sébastien Lecornu pour la cybersécurité des organismes publics est insuffisante. Cette mesure d'urgence, décidée après le piratage du portail de l'ANTS, vise à financer des audits flash pour identifier les vulnérabilités critiques de l'État. Face à une recrudescence des cyberattaques en 2025 et 2026, incluant des vols de données massifs chez France Travail et Parcoursup, la ministre préconise une révision structurelle des budgets ministériels. Elle estime que 10 % des dépenses informatiques devraient être alloués à la protection quotidienne. Cette stratégie est jugée indispensable pour contrer des menaces évolutives qui compromettent régulièrement la sécurité des données sensibles des citoyens français.