Le gouvernement grec, sous l'impulsion du ministre de la Gouvernance numérique Dimitris Papastergiou, s'apprête à interdire l'anonymat sur les réseaux sociaux afin de combattre la toxicité en ligne et le relais de messages politiques par des comptes non identifiés. Inspirée par le modèle de l'expression publique de la Grèce antique où chacun s'exprimait en son nom, cette mesure vise à obliger les plateformes à vérifier l'identité des utilisateurs, tout en précisant que les pseudonymes ne seront pas supprimés s'ils correspondent à des personnes réelles. Cette initiative, qui intervient avant les élections de début 2027 et dans un contexte de débat politique tendu, soulève des défis juridiques et politiques, les critiques s'inquiétant des risques pour la liberté d'expression et prônant une approche européenne.