Le PDG de Dassault, Éric Trappier, a déclaré que le projet d'avion de combat européen SCAF est "mort" si Airbus maintient son refus de collaborer avec Dassault, soulignant que cette attitude menace l'avenir du programme lancé en 2017. Les tensions entre les deux industriels portent sur le pilotage industriel, avec une proposition d'une solution à deux avions avancée par Airbus (représentant l'Allemagne et l'Espagne), une idée que la France, selon Trappier, ne soutient pas, Emmanuel Macron insistant sur l'intérêt d'un "modèle commun" européen. Le chancelier allemand Friedrich Merz a également remis en question la pertinence du projet, évoquant des besoins militaires allemands différents de ceux de la France, notamment concernant la capacité nucléaire et l'opération sur porte-avions.