Le 9 mai dernier, Vladimir Poutine a affirmé que le conflit en Ukraine "touchait à sa fin", une déclaration surprenante commentée par l'ancien ambassadeur français à Moscou, Jean de Gliniasty. Cette position du Kremlin intervient alors que les négociations de paix sont à l'arrêt, Moscou exigeant des concessions territoriales que Kiev rejette comme une capitulation. Plusieurs facteurs expliquent ce changement potentiel : une avancée technologique ukrainienne dans les drones permettant de frapper en territoire russe, une lassitude croissante de l'opinion publique russe manifestée par une baisse de popularité de Poutine et une majorité de Russes se disant favorables à un cessez-le-feu, ainsi que des difficultés économiques rencontrées par la Russie. Ces éléments incitent le Kremlin à rouvrir la porte aux négociations, potentiellement avec une médiation de Donald Trump.