L'article analyse la tendance récurrente de la gauche française à accuser des intellectuels, professeurs et écrivains de "glisser" vers l'extrême droite ou de "faire son jeu", une pratique héritée des années 1980. Cette critique, souvent exprimée par des personnalités comme Edwy Plenel, vise à dénoncer les évolutions supposées d'intellectuels tels que Jean-Yves Camus ou Boualem Sansal. L'auteur souligne que cette étiquette, bien que simpliste, est devenue omniprésente dans le débat public, empêchant une analyse nuancée des parcours individuels et des idées complexes, et servant à disqualifier des opinions divergentes plutôt qu'à engager un débat de fond sur la droite radicale et l'extrême droite.