Le ministre de l'Action et des Comptes publics, David Amiel, a annoncé une proposition de négociation sociale au sein de la fonction publique française pour encadrer l'utilisation de l'intelligence artificielle (IA). Face au bouleversement du monde du travail, il souhaite un accord d'ici l'automne afin de définir des usages prioritaires, des principes éthiques, de souveraineté et de formation pour une "IA d'intérêt général" au service des agents publics. Cette démarche vise à prévenir le déploiement d'une "IA clandestine", comme le font déjà plus de la moitié des 2 000 agents interrogés dans neuf administrations, qui utilisent des outils comme ChatGPT hors cadre, au risque de compromettre la protection des données et l'indépendance nationale. Le ministre assure que le plan IA n'a pas pour but de réduire le nombre de fonctionnaires, mais de libérer du temps administratif pour privilégier les relations humaines.