Des centaines de barrages dangereux au Québec 04.04.2026

Des centaines de barrages au Québec sont dans un état de vétusté avancé, représentant un risque significatif pour la sécurité publique et nécessitant des investissements considérables pour leur réparation. Ces structures, qu'elles soient de grande taille comme les barrages hydroélectriques ou de plus petits ouvrages en béton, bois, roche, terre ou sable, appartiennent à des municipalités, des MRC ou des propriétaires privés. La situation est particulièrement préoccupante dans des municipalités comme Chute-Saint-Philippe, où une évacuation a eu lieu en décembre 2023 en raison d'un barrage jugé à risque, et dans la région de Lanaudière, où des pluies intenses ont mis à rude épreuve des barrages rénovés, comme celui du lac Archambault en août 2024. Le ministère de l'Environnement rapporte entre 1 et 4 ruptures de barrages par an entre 2021 et 2025, la plupart de taille modeste, mais le potentiel de catastrophes majeures, rappelant l'inondation du Saguenay en 1996, est réel. Les coûts de rénovation sont astronomiques, comme l'illustrent les 1,1 M$ dépensés pour le barrage du lac Archambault en 2017 et les 1,1 M$ pour un seul barrage à Chertsey en 2023.














