Des conjoints violents s’en sortent de plus en plus sans casier judiciaire 04.05.2026

** Le nombre de conjoints violents au Québec évitant un casier judiciaire malgré une condamnation a plus que doublé en cinq ans, passant de 778 en 2020 à 1823 en 2025, une tendance qui inquiète la chercheuse en droit Rachel Chagnon. Cette sentence, l'absolution, permet aux condamnés de préserver leur emploi, leur capacité de voyager ou leur statut migratoire, des arguments fréquemment invoqués. Les tribunaux estiment parfois qu'elle sert l'intérêt public en offrant une deuxième chance et en permettant au condamné de contribuer à la société. Plusieurs affaires emblématiques, comme celles de Keven Boily (tentative d'étranglement) ou de Maxime Simard (agressions sexuelles), illustrent cette clémence, motivée par des considérations de santé mentale, de réinsertion professionnelle ou d'immigration. Pour les victimes, cette issue ne satisfait pas toujours le sens de la justice et soulève des enjeux de sécurité.














