Plusieurs maires nouvellement élus du Rassemblement national ont retiré les drapeaux européens des façades de leurs mairies, un acte qualifié de "populisme" par le ministre chargé de l'Europe, Benjamin Haddad. Des figures du parti, comme le maire de Carcassonne Christophe Barthès, ont justifié ce geste en affirmant que le drapeau européen était "illégitime" car les Français l'avaient refusé par référendum en 2005, bien qu'aucun texte de loi n'oblige sa présence en dehors du 9 mai. D'autres maires RN, tels que Bryan Masson à Cagnes-sur-Mer et Anthony Garénaux-Glinkowski à Harnes, ont également procédé à ces retraits, certains incluant le drapeau ukrainien. Cette action intervient alors qu'une proposition de loi visant à rendre obligatoire le pavoisement des drapeaux français et européen dans les mairies de plus de 1 500 habitants n'a pas encore été examinée par le Sénat.