Le géant français de l'énergie TotalEnergies a annoncé des bénéfices records de 5,8 milliards de dollars (4,96 milliards d'euros) pour le premier trimestre 2024, soit une augmentation de 51% par rapport à l'année précédente, en partie grâce à la hausse des prix de l'énergie liée à la guerre au Moyen-Orient. Ces "profits de guerre" jugés "indécents" par des ONG comme Greenpeace France et des partis politiques de gauche, notamment La France insoumise et les socialistes, ont relancé le débat sur la taxation des superprofits exceptionnels. Le gouvernement, par la voix de la porte-parole et ministre de l'Energie, Maud Bregeon, affirme ne "rien s'interdire" par principe, tandis que des experts énergétiques nuancent ces critiques en rappelant la nature concurrentielle du marché et le rôle des profits dans l'investissement.