Le président américain Donald Trump a accusé plusieurs partenaires européens de refuser toute contribution militaire ou logistique aux opérations menées par Washington dans le détroit d'Ormuz contre l'Iran, ce qui a conduit à l'annonce soudaine, lundi 4 mai, du retrait de 5 000 soldats américains d'Allemagne. Mark Rutte, secrétaire général de l'Otan, a affirmé que les dirigeants européens avaient "reçu cinq sur cinq" le message de frustration de Trump et qu'ils "passaient à la vitesse supérieure" sur ce dossier. Kaja Kallas, haute représentante de l'UE, a qualifié le timing de l'annonce de "surprise" et a plaidé pour un renforcement du pilier européen de l'Otan. Emmanuel Macron a appelé à une "réouverture concertée entre l'Iran et les États-Unis" et a souligné que les Européens "prennent leur destin en charge" en augmentant leurs dépenses de défense, suite aux critiques de Trump sur l'absence de stratégie européenne, notamment après les déclarations du chancelier allemand Friedrich Merz.