La participation au premier tour des élections municipales du dimanche 15 mars a atteint 57,17%, un chiffre inférieur à celui de 2014 (63,6%) et 2008 (66,5%), malgré une légère hausse par rapport à 2020, année marquée par la pandémie. L'abstention, près de 43% au niveau national, a été particulièrement forte en Seine-Saint-Denis (53,5%), Val-d'Oise (51%) et Haut-Rhin (50,8%), contrastant avec le Cantal (27,5%) et la Lozère (29%). Les experts attribuent ce recul à une "fatigue démocratique" et un "sentiment d'éloignement" des politiques, accentué par le contexte national récent et l'actualité internationale. Dans les petites communes, la réforme du mode de scrutin, supprimant le panachage, est également citée comme un facteur d'abstention. À l'inverse, la participation a progressé dans plusieurs métropoles comme Paris, Lyon et Strasbourg, où la mobilisation semble liée à des enjeux locaux forts, des personnalités politiques médiatisées et des débats importants.