La fermeture du détroit d’Ormuz par Téhéran, en réponse à l'offensive américaine et israélienne en Iran, entraîne une augmentation des prix du pétrole, bien que limitée pour l'instant, et une hausse plus significative du gaz, impactant les stocks pour l'hiver. Bien qu'il n'y ait pas de pénurie immédiate, les délais de livraison s'allongent, augmentant les coûts de transport maritime de 15 à 20 % et menaçant de ralentir la croissance économique mondiale, particulièrement en Asie, et d'affecter divers secteurs industriels et agricoles. Les exportations françaises, déjà fragilisées, subissent un coût supplémentaire, et la peur sur les marchés provoque des chutes boursières, tandis que la persistance de la menace sur ce nœud stratégique, inédite depuis 1979, pousse les assureurs à ne plus couvrir les navires traversant le golfe.