La ministre des Armées, Catherine Vautrin, a affirmé que le financement de l'augmentation du nombre de têtes nucléaires françaises, annoncée par Emmanuel Macron, proviendra d'une "surmarche" budgétaire prévue dans le projet d'actualisation de la loi de programmation militaire (LPM). Cette augmentation vise à anticiper les évolutions futures des crises et à garantir la crédibilité de la dissuasion française, qui représente actuellement 13% du budget de la défense, s'élevant à 57,1 milliards d'euros en 2026. Le gouvernement prévoit d'ajouter 36 milliards d'euros aux 413 milliards déjà alloués pour la période 2024-2030. La France maintient sa souveraineté totale sur cette décision et son financement, malgré le concept de "dissuasion avancée" associant huit pays européens.