L'archevêque Ejiba Yamapia, président de la plateforme des Églises du Réveil du Congo, s'est défendu des accusations de bellicisme lors d'une conférence de presse à Kinshasa le 13 mai, expliquant sa présence sur une liste électorale en 2006 par une contrainte juridique. Il a rejeté toute affiliation passée au RCD et a appelé à une révision de la Constitution de 2006, la qualifiant de "Constitution de belligérance" qui a épuisé sa logique historique. Yamapia a plaidé pour un régime plus présidentiel, une révision du mode de désignation des gouverneurs, la constitutionnalisation de la transformation des matières premières et la limitation de l'accès aux postes clés aux Congolais nés de parents congolais, afin de renforcer la souveraineté et le développement du pays. Ce débat sur la réforme constitutionnelle divise la classe sociopolitique congolaise.