En 2026, la justice française s'apprête à juger vingt-deux femmes, âgées de 14 à 34 ans lors de leur départ, qui ont rejoint l'État islamique en Irak et en Syrie entre 2012 et 2018. Ces djihadistes, dont onze autres comparaîtront en 2027, sont considérées comme "ultra-radicalisées" et ont suivi les combats en toute connaissance de cause avant de rentrer tardivement en France. Ce phénomène, représentant un tiers des effectifs globaux de Français partis en zone irako-syrienne, constitue une spécificité majeure du djihad syrien, mobilisant le Parquet national antiterroriste (Pnat) face à l'ampleur de ces affaires.