Le président français Emmanuel Macron a assuré au Premier ministre espagnol Pedro Sánchez, lors d'un entretien téléphonique le mercredi 4 mars, la "solidarité européenne de la France" face aux menaces de coercition économique américaines. Ces menaces émanent de Donald Trump, qui souhaite suspendre les échanges commerciaux avec l'Espagne. La raison invoquée est le refus de Madrid de permettre aux États-Unis d'utiliser les bases militaires de Rota et Morón, héritées d'un accord de 1953, pour mener des opérations contre l'Iran. Pedro Sánchez a réaffirmé son opposition à la guerre et son refus d'être complice par peur des représailles, tout en soulignant que l'Espagne avait atteint 2% de son PIB pour ses dépenses militaires en 2025, un objectif déjà jugé suffisant par Madrid.