Ensauvagement des pratiques commerciales : N’y a-t-il pas moyen d’en venir à bout ? 06.06.2026

Le consommateur tunisien fait face à une augmentation généralisée des prix des produits de première nécessité, exacerbée par des spéculateurs qui contrôlent le marché. Des fruits exotiques comme les bananes, autrefois abordables, coûtent désormais jusqu'à 5 dinars l'unité, et même des produits locaux tels que les pastèques sont vendus à l'unité faute de pouvoir être achetés au kilogramme. Cette hausse des prix s'étend aux légumes de base comme les tomates et les oignons, essentiels à la cuisine tunisienne. La situation est aggravée par l'exportation privilégiée par les producteurs, la forte demande saisonnière due au tourisme, et l'émergence de commerces informels le long des routes. Ces pratiques mafieuses, souvent initiées par des individus s'approvisionnant directement auprès des agriculteurs, échappent aux régulations en vigueur et nécessitent une réaction plus ferme des autorités et des organisations professionnelles.














