ENTRETIEN. Guerre en Iran : l'économie mondiale va-t-elle en souffrir ? "Moins brutal que la crise ukrainienne" selon l’économiste Philippe Chalmin 04.03.2026

Suite à l'entrée en guerre des États-Unis et d'Israël contre l'Iran, les cours du pétrole et du gaz ont connu une hausse, atteignant 85 dollars le baril, un niveau jamais vu depuis 2024, bien que restant inférieur aux pics de la crise ukrainienne. Les marchés financiers mondiaux, y compris le CAC 40 français et le DAX allemand, ont réagi par des baisses, mais sans panique généralisée. Le ministre français de l'Économie, Roland Lescure, a assuré qu'il n'y avait aucun risque d'approvisionnement à court terme en France pour le gaz et l'essence. Les compagnies aériennes, notamment celles basées dans le Golfe comme Emirates et Qatar Airways, sont fortement impactées par l'annulation de vols et la nécessité de trouver de nouvelles routes. Les chaînes logistiques maritimes sont également perturbées par le blocage ou le détournement des flux près du détroit d'Ormuz, entraînant des surcoûts. L'économie iranienne, déjà affaiblie par les sanctions, sera la plus touchée, son PIB ne représentant que 0,3 % du PIB mondial.














