Dans une interview accordée à "La Dépêche du Midi", la criminologue Sylvia Bréger analyse les causes de la violence juvénile, réfutant l'idée que les jeunes soient intrinsèquement plus violents, mais reconnaissant une augmentation de certains actes. Elle souligne l'impact des réseaux sociaux qui amplifient et normalisent la violence, ainsi que la fragilisation de l'empathie chez certains jeunes due à une exposition répétée et à un environnement qui banalise l'agressivité. Bréger identifie une combinaison de facteurs tels que la faible supervision parentale, les mauvaises fréquentations, les traumatismes et l'influence de l'environnement numérique immédiat. Elle insiste sur le fait qu'une approche purement sécuritaire est insuffisante, plaidant pour une combinaison de prévention précoce, d'encadrement éducatif, de protection de l'enfance et de soutien aux familles, tout en reconnaissant la nécessité d'une réponse pénale adaptée.