Benjamin Brière, un Français détenu pendant 1 079 jours en Iran pour « espionnage » et « propagande », relate les difficultés administratives rencontrées à son retour en France en 2023. Radié de tous les systèmes, il a dû se battre pour réactiver ses droits, notamment auprès de l'administration fiscale qui lui a demandé des comptes sur ses déclarations d'impôts non effectuées pendant sa captivité, suggérant que sa famille aurait pu les faire. L'ancien otage, âgé de 40 ans, a également fait face à des refus de France Travail pour ses indemnités chômage et a manqué de fonds pour ses besoins essentiels et ses soins psychologiques, ayant dû avancer des frais importants pour sa libération. Il milite désormais pour un meilleur accompagnement des anciens otages et la création d'un statut juridique et d'une allocation spécifiques.