Julien Cabral, un citoyen belge de 57 ans originaire d'Anvers, a dénoncé jeudi à son arrivée à Istanbul les mauvais traitements infligés par les forces israéliennes lors de l'interception de son voilier, le Sirius, parti de Turquie dans le cadre de la "Flottille pour Gaza". Parti avec six autres personnes de diverses nationalités, le groupe a été intercepté lundi à plus de 500 km des côtes israéliennes dans les eaux internationales. Selon Cabral, les forces israéliennes ont brouillé les communications avant de monter à bord avec violence, tirant des balles en plastique et frappant les militants, dont lui-même et le capitaine italien. Les sept personnes à bord du Sirius ont subi des violences physiques, des insultes et un manque de soins médicaux pendant trois jours dans des conteneurs, avant d'être transférés à l'aéroport de Ramon et finalement évacués vers la Turquie. Cabral, déterminé, prévoit de repartir avec la prochaine flottille.