Les eurodéputés s'apprêtent à approuver, sous conditions, un accord commercial majeur avec Washington, dans un contexte de crise au Moyen-Orient et de pressions américaines concernant les livraisons de gaz. L'Union européenne, cherchant à réduire sa dépendance énergétique russe, a vu ses importations de gaz américain quadrupler en quatre ans, les États-Unis devenant son deuxième fournisseur et le premier pour le gaz naturel liquéfié (GNL), représentant 60% des importations européennes. Cette situation confère à Washington une position de force, d'autant plus que le Qatar, un autre fournisseur clé, est affecté par des tensions géopolitiques. La Commission européenne tente de diversifier ses sources d'approvisionnement, notamment via un contrat avec l'Azerbaïdjan, afin d'éviter de remplacer une dépendance par une autre.