Depuis près de trois ans et le début du conflit entre Israël et le Hamas, les journalistes de la presse internationale sont privés d'accès libre à la bande de Gaza. Cette situation, qualifiée d'entrave majeure à la liberté de la presse par des reporters comme Laurence Geai, est inédite pour un État se revendiquant démocratique. Bien que le gouvernement israélien autorise des entrées sous escorte militaire, les professionnels des médias dénoncent des visites touristiques plutôt que du journalisme réel. Malgré plusieurs recours déposés par l'Association de la presse étrangère, la Cour suprême refuse de statuer sur la question. Dans ce contexte, les médias internationaux dépendent quasi exclusivement de journalistes palestiniens. Selon Reporters sans frontières, l'armée israélienne a tué 220 professionnels des médias dans l'enclave, dont 70 dans l'exercice de leurs fonctions.