En raison de la guerre au Moyen-Orient, le trafic maritime mondial est considérablement perturbé, forçant les navires à éviter le détroit d'Ormuz et le canal de Suez, jugés trop risqués. Par conséquent, la route contournant l'Afrique par le cap de Bonne-Espérance, en Afrique du Sud, connaît une augmentation spectaculaire du trafic. Selon Transnet, le groupe de fret et de logistique sud-africain, le nombre de navires empruntant cette route a plus que doublé depuis le 28 février, atteignant environ 150 navires par jour. Cette situation entraîne des coûts supplémentaires pour les transporteurs, notamment pour l'exportation de fruits sud-africains, et crée une incertitude quant aux destinations futures, les transporteurs hésitant à se rendre dans les États du Golfe tant que la sécurité n'est pas garantie.