La guerre au Moyen-Orient et le blocage du détroit d'Ormuz, par où transite 20% du pétrole et du gaz naturel liquéfié mondiaux, provoquent une forte volatilité des prix de l'énergie. Le baril de Brent a brièvement dépassé les 120 dollars lundi 9 mars, entraînant une chute des marchés boursiers et une inquiétude généralisée. En France, le gazole atteint 2 euros le litre et l'essence 1,84 euro. Le ministre français Roland Lescure a déclaré que le gouvernement était prêt à puiser dans les réserves stratégiques si nécessaire. Bien que la situation ne soit pas encore un "choc pétrolier" au sens strict, elle pourrait le devenir si le blocage persiste et affecte les infrastructures. Chaque hausse de 10 dollars du baril entraînerait une baisse de 0,1 point de la croissance française.