Six pays, dont la France, le Royaume-Uni, l'Allemagne, l'Italie, les Pays-Bas et le Japon, ont fermement condamné les récentes attaques iraniennes contre des infrastructures civiles énergétiques et des navires commerciaux dans le Golfe. Dans un communiqué conjoint, ils se sont déclarés «prêts à contribuer» aux efforts visant à sécuriser le détroit d'Ormuz, par où transite un cinquième de la production mondiale de pétrole et du gaz naturel liquéfié, et ont demandé un moratoire immédiat sur ces attaques. Cette situation a entraîné une forte hausse des prix des hydrocarbures, poussant l'Agence internationale de l'énergie à libérer des réserves stratégiques. Une réunion de l'Organisation maritime mondiale se tient à Londres pour discuter de mesures pratiques afin de garantir la sécurité du passage, alors que 20 000 marins sont bloqués sur 3 200 navires.