Guerre en Iran : faut-il vraiment craindre une hausse des prix du carburant, du gaz et de l’électricité ? 03.03.2026

Le conflit en Iran et le blocage potentiel du détroit d'Ormuz font craindre une hausse des prix de l'énergie. Jacques Percebois, spécialiste des énergies, explique que la durée du conflit sera déterminante. Bien que le pétrole ait déjà augmenté de 15%, atteignant près de 80 dollars le baril, il ne considère pas cela comme un choc pétrolier tant que les prix ne dépassent pas 100 dollars. Le gaz est plus préoccupant, avec une hausse de 50% à Rotterdam due à l'arrêt de la production qatarie suite à des attaques de missiles iraniens. L'Europe, moins dépendante du gaz qatari que l'Asie, sera moins touchée, mais la France, qui importe son gaz des États-Unis, pourrait voir les prix de l'électricité augmenter en raison de l'interconnexion des marchés européens, bien que moins sévèrement qu'en 2022. Les prix de l'essence pourraient répercuter la hausse rapidement, mais des pays comme l'Arabie saoudite et le Koweït ont proposé d'augmenter leur production pour stabiliser les cours.














