Haïti – CEP/Primature : qu’y a-t-il encore à négocier avec Alix Didier Fils-Aimé, que ses détracteurs qualifient de « conzé » ? 08.06.2026

La crise institutionnelle en Haïti s'intensifie, dépassant le simple conflit électoral entre la Primature et le Conseil électoral provisoire (CEP). Des critiques virulentes visent le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé, qualifié d'« apatride » par ses détracteurs, sur fond d'accusations de marchandage politique et de soupçons concernant des contrats stratégiques (ressources minières, infrastructures portuaires, sécurité technologique, drones). Ces actions, entreprises durant une transition sans mandat populaire, alimentent une crise de confiance, certains comparant la situation à la période de l'occupation américaine et à la figure controversée de Philippe Sudre Dartiguenave. L'installation contestée d'Uder Antoine comme directeur général du CEP est au cœur du débat, soulevant la question du contrôle de l'institution électorale et de sa capacité à garantir un arbitrage impartial. Les partisans du gouvernement plaident pour la nécessité de compromis afin d'éviter un blocage institutionnel, tandis que l'opinion publique s'inquiète de la construction de la stabilité sur des arrangements de circonstance.














