IA en Tunisie : les prérequis du ministre résistent-ils à l’examen ? 04.04.2026

Le ministre tunisien des Technologies de la Communication, Sofiene Hemissi, a affirmé le 1er avril 2026 que la Tunisie possédait tous les prérequis pour adopter l'intelligence artificielle, citant la qualité des compétences, un cadre juridique en cours d'actualisation et une infrastructure robuste. Cependant, une analyse plus approfondie révèle des lacunes significatives. L'infrastructure 5G, lancée avec trois ans de retard en février 2025, reste limitée aux zones urbaines, avec seulement 7 % de terminaux compatibles fin septembre 2025 et des projections modestes pour 2035. Le cadre juridique, bien qu'existant, est incomplet pour une gouvernance opérationnelle de l'IA. La fuite massive des cerveaux, avec 6 000 ingénieurs sur 8 000 diplômés annuellement quittant le pays, compromet la disponibilité des compétences humaines. De plus, la question cruciale des données, fragmentées et de qualité variable, est un angle mort majeur, tout comme la faible demande des PME tunisiennes pour l'adoption de l'IA.














