La fermeture du détroit d’Ormuz, par où transite un tiers des engrais azotés mondiaux, a entraîné une flambée des prix des fertilisants, l'urée atteignant 682 dollars la tonne le 13 mars et l'ammonitrate augmentant de près de 50 %. Cette situation, exacerbée par la hausse de 60 % du prix du gaz, matière première essentielle à la production d'engrais, inquiète les agriculteurs français qui doivent réaliser plusieurs apports avant mai. La France ne produisant qu'un tiers de ses besoins en engrais, la demande se reporte sur des sources d'approvisionnement restreintes, augmentant les coûts de fertilisation qui pourraient affecter la qualité des récoltes, notamment dans le sud de la France.